Empruntez la rue Imbert Colomès et levez les yeux pour trouver le numéro 29. Un traboule s’y cache, et, une fois n’est pas coutume, vous pourrez y entrer ! Vous êtes à l’une des 3 traboules menant à la Cour des Voraces. C’est l’une des plus célèbres, et elle considérée comme lieu de mémoire car très utilisée en temps de Révolte Canut et de Résistance. Malheureusement nous ne pourrez pas monter les escaliers mais profitons de ce lieu pour faire une petite pause historique.

À Lyon, on dénombre environ 500 traboules. Elles se situent majoritairement dans les quartiers du Vieux Lyon (215 cours et traboules recensées), de la Croix-Rousse (163 cours et traboules sur les pentes) et de la Presqu’île (130 cours et traboules).

À la Croix-Rousse, les traboules sont les plus récentes puisque issues de la construction des immeubles des ouvriers de la soie (les Canuts). Ces chemins permettaient aux ouvriers et artisans de transporter les draps et autres pièces de textile (principalement de la soie) à travers la ville en restant à l’abri en cas de précipitations. Ils permettent également, depuis les « pentes », de gagner rapidement la Presqu’île en ligne droite, via des raccourcis. Ainsi, un grand nombre de traboules permettent d’accéder (ou de se substituer) à la montée de la Grande Côte. Nous suivrons les Canuts et nous y rendrons un peu plus tard lors de notre escapade mais… en descente.

Sources :
LUC Robert, Les pentes de la Croix-Rousse au fil du temps, Éditions du Mot Passant, 2003, 120p, (Collection Au fil du temps)