Une pause ! De l’air ! Heureusement que la place Croix-Paquet est là pour (enfin) prendre le temps de souffler. Mais pourquoi Croix-Paquet au fait ? Je vous vois venir, aucun rapport avec le sac d’un pèlerin égaré. Son nom vient d’une croix érigée près de la maison de M. Paquet, en 1628, après sa destruction en 1562 par des protestants calvinistes. Une chapelle y fut aussi construite par des pénitents de Notre Dame de Lorette, mais elle fut vendue au sculpteur Chinard qui en fit son atelier.

Elle marque la limite du quartier des soyeux, principal client des Canuts auxquels nous rendront visite en poursuivant notre ascension. Proche du centre, les alentours sont devenus un véritable centre économique de la soie, avec les Capucins et la place Tolozan.

Vous en faîtes l’expérience, la montée requiert motivation et efforts ! Pour faciliter les trajets vers le plateau, diverses “Ficelles” ont été construites : Ce sont en fait des chemins de fer urbains à traction funiculaire. Une fois n’est pas coutume, c’est en baissant les yeux que vous pourrez apercevoir celle de Croix-Paquet au centre de la place.

Mais quel intérêt de visiter les pentes depuis un tunnel ? Empruntons la rue Burdeau, et continuons notre visite !

Sources :
LUC Robert, Les pentes de la Croix-Rousse au fil du temps, Éditions du Mot Passant, 2003, 120p, (Collection Au fil du temps)