Bienvenue sur la place de la Comédie ! Cette place est un véritable carrefour lyonnais : dans l’axe Croix-RousseCordeliersJacobinsBellecour, entre Rhône et Saône, c’était autrefois un lieu d’entraînement pour les arquebusiers. Ils ont dû déménager à la construction du Grand Théâtre en 1756, mais vous, vous êtes toujours là. Tant mieux, car c’est à vous qu’est adressé ce guide ! Du quartier des soyeux au quartier des Canuts, en passant par les pentes étroites, les traboules dissimulés et les panoramas sur le confluent, vous découvrirez toute l’histoire et les secrets de la Croix-Rousse et de ses pentes.

Avant d’entamer l’ascension, profitons encore un peu du plat pour se poser et observer attentivement l’Opéra, bâti par Soufflot, revu par Chenavard, puis par Nouvel. Vous ne remarquez rien ? Il manque une muse ! L’Opéra était initialement conçu pour 9 muses, mais l’architecte n’avait prévu que 8 piédestaux ! La 9e a trouvé sa place sur la colonne du Méridien, place des Cordeliers, mais les grands travaux eurent raison d’elle. Pauvre Uranie

N’oubliez pas de jeter un coup d’oeil à la singulière fontaine de la place Louis Pradel, juste à côté : maire de Lyon de 1957 à 1976, c’est à lui que l’on doit l’échangeur de Perrache ainsi que la Part-Dieu. Par contre la fontaine

Dirigez-vous maintenant vers l’une des deux rues bordant l’Hôtel de Ville derrière vous, afin de rejoindre la place des Terreaux.

Sources :
LUC Robert,
Les pentes de la Croix-Rousse au fil du temps, Éditions du Mot Passant, 2003, 120p, (Collection Au fil du temps)