Ouf ! Enfin arrivés ! Du haut du Plateau, prenez le temps d’admirer (encore une fois), le panorama sur la ville des soyeux, en contrebas. Profitez du jardin à votre guise, et attardez-vous, en aval, dans la large pente qui en découle. C’est la Montée de la Grande Côte !

Tel les gones qui y dévalaient en chariotte de bois, vous traversez l’histoire : commerçants et voyageurs s’y installèrent dès le XVIe siècle, dans le Franc-Lyonnais hors des murs de la cité Lyonnaise. Voie de circulation importante jusqu’au XVIIIe siècle, c’était un passage obligé pour rallier la Bresse, la Suisse ou encore l’Alsace.

Vous y croiserez peut être Sébastien Commissaire (1822-1898) qui habitait au 64 : Apprenti tisseur à ses 7 ans, il s’est distingué en militant pour la République et en devenant l’un des premiers représentants du peuple à l’Assemblée Constituante. Et dire qu’il ne gagnait que l’équivalent de 50 centimes par jour…

La circulation en a été bannie à la rénovation, mais vous pourrez encore dévaler les pavés. Prenez garde à la pente, car la rue des Pierres Plantées ne vous empêche plus de débarouler jusqu’aux Terreaux !

Sources :
LACROUX Louis-François, La Croix-Rousse en flânant, Éditions Xavier Lejeune, 2000, 112p
BARRE Josette, La colline de la Croix-Rousse, Éditions Lyonnaises d’Art et d’Histoire, 2001, 190p
COMMISSAIRE Sébastien, Mémoires et souvenirs de Sébastien Commissaire, Lyon Méton, 1888, Internet Archive, 428p, University of Michigan