À mesure que vous avancez dans la rue Neyret, levez les yeux et… WOW ! Est-ce donc la première fois que vous observez une église d’un point encore plus bas que son entrée ? Comme pour l’église Saint-Bernard, vous observerez rapidement un défaut : Le parvis ne comporte pas d’escalier ! Piétons, poussette, fauteuils… Tout le monde est à égalité pour une fois : personne ne monte.

La communauté du Bon-Pasteur est fondée en 1675 et rassemble des dames lyonnais laïques venant en aide aux jeunes filles désireuses d’abandonner la prostitution. À partir de 1700, on entrait au Bon-Pasteur qu’en prononçant ses voeux.

La construction de l’église vint bien plus tard, en 1869, sous les ordres de Napoléon III. Interrompue par la guerre franco-prusse, l’édifice finit de grandir entre 1875 et 1883. Mais l’escalier, qui nécessitait de détruire une caserne voisine pour être bâti, fut abandonné. Comme l’église, depuis 2007, qui servait jusqu’alors aux expositions des Beaux-Arts voisins.

Sources :
LACROUX Louis-François, La Croix-Rousse en flânant, Éditions Xavier Lejeune, 2000, 112p
BARRE Josette, La colline de la Croix-Rousse, Éditions Lyonnaises d’Art et d’Histoire, 2001, 190p