Nous voici au premier de nos petits lieux secrets. La cour est accessible en fauteuil roulant et fait partie des nombreux coins « cachés » du quartier avec au fond à droite un atelier de soierie. Ce sera l’occasion de parler un peu de la soie à la Croix-Rousse, qui a donné à Lyon cette image de capitale de la soie.

Comme dans toute industrie de luxe, les ouvriers ont vu leurs conditions de travail varier avec les aléas économiques. À la merci de leurs donneurs d’ordre, ils ont mené de nombreuses rebeynes (révoltes), comme en 1529 (la plus grande), en 1774, 1786, 1831, 1834… Pour régler tous ces litiges, la Condition des Soies fut érigée pour trancher sur des questions comme l’humidité de la soie ou encore les malfaçons, contestées par les artisans.

Vous découvrirez à mesure de l’escalade des pentes des immeubles de plus en plus haut : Ce n’est pas une coïncidence. Pour faire rentrer les “métiers” nécessaires aux canuts pour tisser, il fallait de grandes hauteurs sous plafonds, mais aussi de larges fenêtres pour laisser passer la lumière. Reprenez la montée et pénétrons un peu plus dans les méandres des pentes !

Sources :
LACROUX Louis-François, La Croix-Rousse en flânant, Éditions Xavier Lejeune, 2000, 112p
BARRE Josette, La colline de la Croix-Rousse, Éditions Lyonnaises d’Art et d’Histoire, 2001, 190p